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Yair Etziony

YAIR ETZIONY
« Flawed »
(Spekk)

Certes, il ne faut pas abuser des bonnes choses, mais 40 minutes et 38 secondes, c’est un peu court comme durée pour un album. Mais c’est la seule chose critiquable de cette réalisation que l’on doit à Yair Etziony. Un artiste israélien que l’on rapprochera par son travail de Bizz Circuits et Ran Slavin par exemple. Sa présence sur le label japonais Spekk — où l’on retrouve Taylor Deupree, John Hudak, Andrey Kiritchenko ou Ken Ikeda notamment — n’est pas un hasard. Il pratique en effet une musique électronique minimaliste que l’on nomme aussi « microscopic-music ». En d’autres termes, une sorte d’ambient très expérimental, dont les « facteurs » de compositions empruntent à l’électro-acoustique, au field-recording, aux manipulations laptop, voire à la musique sérielle ou improvisée selon la construction des morceaux…La trame de fond est constituée par une nappe mélodique sur laquelle se surajoutent de petits cliquetis (« Sinking », « Dirt », « Sivan »), les vibrations d’une basse (« Flawed ») ou le martèlement sourd d’un beat (« Broken »).

Laurent Diouf
publié dans MCD #44, jan/fev. 08