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Concord Dawn

CONCORD DAWN
« Uprising »
(Uprising Records)

Comme ce fut le cas pour la scène brésilienne (DJ Marky & co.), la mouvance drum-n-bass néo-zélandaise a eu besoin de l’imprimatur de l’Angleterre pour être reconnue à sa juste valeur. Ainsi, malgré 2 albums magistraux au compteur, dont l’étonnant Disturbance, Concord Dawn n’a trusté que tardivement la playlist des DJs Anglais (DJ Trace, Usual Suspects, Dom & Roland, Klute, Black Sun Empire, Kemal, Fierce, Loxy, Total Science et Goldie, excusez du peu !). Désormais, c’est le grand public qui les plébiscite. Depuis des mois, « Morning light », le titre d’ouverture de ce CD, est en forte rotation sur les dancefloors. Un morceau qui se met en place avec des nappes assez sombres d’où s’échappe une voix légèrement vocodorisée. Après un break, c’est une avalanche convenue de breakbeats qui déferlent à un rythme soutenu. Le titre suivant, « Tonite », bénéficie d’une intro calquée sur ce modèle, mais le son, plus mat, rappelle leurs précédentes réalisations… Par comparaison, cet album, au demeurant fort recommandable, est en effet plus sec et lumineux (« Ninja », « Aurora »). Mais la grande différence provient des tracks en collaboration avec des toasters (Scribe, Tiki) qui donnent un côté « jungle » et effacent un peu l’aspect dark et technoïde qui les caractérisait auparavant.

Laurent Diouf
publié dans MCD #19-20, juin-juillet 2004