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Vita

VITA
« Ena »
(Force Inc.)

À l’exemple de Vladislav Delay / Luomo, Mikael Stavöstrand nous propose des compositions plus rythmées par l’intermédiaire de ce side-project. Pour autant, ce n’est pas dancefloor. Deux petites virgules croustillantes à souhait, en intro et comme conclusion, sont là pour ré-affirmer son affiliation à la nébuleuse « clicks-n-cuts ». Sur ce plan, il avait fait preuve d’un dé-constructivisme pointilleux avec son précédent album, Reduce. À l’inverse, donc, Vita présente des structures plus souples (« Ana ») qui s’étirent sur une cadence plus appuyée (« Vrest »). L’ensemble repose sur un équilibre entre nappes vaporeuses et basse dubbisante (« Wera »), textures synthétiques (« Amin ») et rotations métronomiques (« Milllk »). Rappelons pour finir, que Mikael Stavöstrand est une figure de proue de la mouvance minimal-techno à la Suédoise, principalement via le label Mitek qu’il supervise d’une main de maître (cf. l’excellente compil Reslab où il trônait en compagnie de Silent Comfort, Grecl et Andreas Tilliander).

Laurent Diouf