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Viktor Pelevine

LE TRAIN

C’est une sorte de huis clos pataphysique que Viktor Pelevine décrit au travers de son nouveau roman, La Flèche Jaune. Un roman (facile) à lire dans le métro ou le train puisqu’il se déroule dans un train, justement ! Celui qui relie Moscou à Leningrad (St Pétersbourg si vous avez le sang blanc…). Les passagers, tous plus (stéréo)typés les uns que les autres, soliloquent sur « Dieu, l’univers et le reste »… Surtout le reste. Certains regrettent le bon vieux temps. D’autres évoquent Saddam Hussein en échafaudant des plans pour vendre tout et n’importe quoi. D’autres, encore, cèdent au culte de la locomotive M-3, qui serait le moyen de transport adéquat pour aller vers des lendemains qui tardent à chanter… Lorsque le train finit par s’arrêter au milieu de nulle part, seul un dénommé Andreï descend et se demande s’il n’a pas rencontré que des fantômes…

Viktor Pelevine, La Flèche Jaune (Denoël & D’Ailleurs)

Laurent Diouf
(Coda #123, juin 2006)

vpelevine