«

»

Dan Simmons

olymposOLYMPOS

Avec Olympos, Dan Simmons signe la suite et la fin d'Ilium, sorte d'avatar cosmique et technologique de l'Iliade et l'Odyssée; à grand renfort de télé-déplacements quantiques, de post-humains presque immortels, d'intelligence bio-artificielle, de nanotechnologies, de robots extraterrestres, de chevaux holographiques, d'intrigues divines, de bassesses humaines et de quêtes métaphysiques… L'idée est bonne — surtout de la part de celui qui a signé Hyperion et L'Echiquier du mal, chefs d'œuvre du space-opera — d'autant qu'en fin lettré, il multiplie les références à Proust, Shakespeare, Keats, Joyce, Nabokov… Deux reproches, néanmoins. La surabondance de personnages. Un travers propre à ce type récit tentaculaire. Et une propension, pas très fine, à relier cette fiction avec la peur panique bien actuelle des Américains envers une menace terroriste (attention, la Terre va disparaître sous coup de "L'Épée d'Allah". Un sous-marin doté d'ogives capables de générer des trous noirs…).

Dan Simmons, Olympos (Robert Laffont / Ailleurs & Demain).

 

Laurent Diouf
publié dans MCD #35, juillet-août 2006