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Robert Silverberg

silverbergromaROMA ÆTERNA

Avec Roma Æterna, Robert Silverberg se tourne vers le passé pour brosser une uchronie qui repose sur la pérennité de l’Empire Romain. Postulat de base : et s’il n’avait jamais disparu ? Allez tiens, pour faire bonne mesure, ajoutons que le christianisme est inconnu au bataillon (allelujah !) tout simplement parce que le peuple Juif n’a pas quitté l’Egypte des Pharaons. D’ailleurs, c’est dans l’espace qu’il tentera son Exode… Ne soyons pas en reste et précisons qu’un émissaire de l’empereur se chargera de liquider un prophète avant qui ne répande l’Islam (mais que les mécréants ne se réjouissent pas trop vite, le peuple à quand même son opium…) tandis que l’Amérique est laissé à son sort; tout comme l’Inde et la Chine. Le développement scientifique est un peu moins virulent, les guerres toujours saignantes mais cette Pax Romana du 3e type est fragilisée et condamnée par la démesure même de l’Empire…

Robert Silverberg, Roma Æterna (Robert Laffont / coll. Ailleurs & Demain)

 

Laurent Diouf
publié dans MCD #23, novembre 2004