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Lucius Shepard

shepardSOUS DES CIEUX ÉTRANGERS

Dans le genre héros décalé et déphasé, vous ne serez pas déçu non plus avec William Stancey alias Bernacle Bill. Un zonard de l’ère spatiale, asocial, d’une timidité maladive, paumé sur une station qui ne compte pas moins de 143 modules, en proie à la vindicte des ouvriers-spationautes, qui rêve d’animaux exotiques en gobant des candis tout en se connectant sur des cristaux REV. Pornos, de préférence… Le lascar étant de plus un peu « bas de plafond », il est doté d’un micro-implant pour pallier ses déficiences cérébrales… Un agent de sécurité, maqué avec la jolie tenancière d’un bar intergalactique, l’ayant pris sous son aile, tout n’est malgré tout pas si noir au fin fond de l’espace. Enfin, en théorie, car le réveil de « l’homme du ressentiment » peut s’avérer explosif. C’est un peu la morale de cette première histoire, sur les cinq qui composent le recueil de Lucius Shepard, Sous Des Cieux Étrangers.

Lucius Shepard, Sous Des Cieux Étrangers (Le Bélial’).

 

Laurent Diouf
publié dans MCD #57, mars-avril 2010