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publication: Coda #119, février 06
POLONIUM 210
Le nouveau roman de JAMES FLINT, Electrons libres, commence par
un licenciement, ce qui paraît banal en ces temps de "délocalisation"
massive… Sauf quand l'employeur est une officine américaine basée
en Angleterre, genre Echelon, et l'ex-salarié, un programmeur qui travaillait
dans ce site militaire ultra-protégé… Le motif de son renvoi
est une petite boîte remplie d'une poudre grisâtre. Parano étatique
et de crainte d'attentat bactériologique oblige, recevoir ce genre de paquet
en un tel endroit, est franchement rédhibitoire… Bonne nouvelle :
ce n'était pas de l'anthrax. La mauvaise : c'était les cendres de
son paternel… Un père appartenant à la génération
baba, disparu sans laisser de traces. Du coup, libéré de toutes
contraintes professionnelles, l'ex-employé modèle part à
la recherche des lieux où a vécu son géniteur et des personnes
qui l'ont croisé. Une quête qui le conduit à sillonner l'Amérique
et ses freaks qui semblent sortir d'un récit de Chuck Palahniuk, à
invoquer les dieux antiques et à explorer une mine d'or, à prendre
des clichés de vraies-fausses oeuvres d'art et à résoudre
"l'énigme des pierres"… Tout cela pour atterrir à Atomville,
cité "radieuse" digne des villes sans nom de l'URSS nucléaire, point
nodal de sa mythologie parentale : son père ayant fait voeux de sculpter
des matériaux radioactifs tel un alchimiste des temps modernes.
LDcontact :
Laurent Diouf aka Wreck This Mess
- Paris