C'est un "album" un peu à part, en tout cas dans la
discographie déjà pléthorique de
Ricardo Villalobos… Deux plages d'une bonne demi-heure
chacune, quasi sur le même tempo. Le rythme est assez
métallique et claque d'une manière qui n'est pas
sans rappeler les riches heures de la techno-indus (Starfish Pool en
tête…) mais les variations progressives qui le
module obéissent aux lois du dub. Sur la distance, c'est un
engrenage rythmique que rien ne semble vouloir (pouvoir ?)
arrêter… Nous en sommes là de nos
rêveries d'auditeur solitaire lorsque
s'élèvent des cuivres, genre fanfare latino ou
cirque fatigué, qui nous prennent un peu au
dépourvu… A peine le temps de réaliser
la nature de ce carambolage sonore que cela que disparaît. On
cherche alors la source de cette "interférence" sur d'autres
pistes. La mise en route intempestive d'un mp3 ou le clairon d'une page
d'accueil d'un site qui viendrait polluer notre écoute ? Eh
bien, non ! Il s'agit d'une sorte de fève acoustique que
Ricardo Villalobos a (mal) dissimulée dans le premier
morceau…
LD
www.ongaku.de