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file under: electronic-noise
publication, date: MCD #60, septembre-octobre 10

TAYLOR DEUPREE
Shoals
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Après diverses collaborations (en particulier avec Kenneth Kirschner), de courtes pièces et des lives, Taylor Deupree nous gratifie d'un nouvel album qui paraît sur son propre label. Un moyen-métrage dans la mesure où ce digipack ne contient que 4 plages pour une durée totale de 45 minutes et 18 secondes très exactement. De l'ambient contemplatif que l'on imagine bien écouter, live, profondément enfoncé dans le fauteuil d'une salle à la sonorisation irréprochable. Car ses compositions délicates, qui flirtent avec la musique concrète, l'électronic-noise et la drone-music, demandent une attention qui ne doit souffrir d'aucune distraction pour s'y immerger pleinement. Si ces conditions sont réunies, on se laisse alors bercer par des nappes et de loops qui ondulent lentement en un doux ressac. Ce clapotis musical est parsemé de bruits et sonorités acoustiques. Ce n'est pas évident à l'oreille, mais il s'agit en fait de l'écho lointain d'instruments de gamelan balinais et javanais que Taylor Deupree utilise comme des sources de "bruits" complémentaires (l'esquisse d'une note, le pincement d'une corde, la sonorité liquide ou métallique d'un métallophone, etc.). Ces travaux ayant été réalisés le cadre d'une résidence du département de l'AHRC (Arts and Humanities Research Council) de l'University Of York portant sur les new aesthetics in computer musicLD
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Laurent Diouf aka Wreck This Mess - Paris