WRECK THIS MESS > CHRONIQUES > T > THOMAS BRINKMANN / LUCKY HANDS

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date/publication: WTM-Paris, novembre 2005

LUCKY HANDS
(Max Ernst)

Pas d'indications apparentes. Juste un titre ou un nom (on ne sait pas trop), Lucky Hands , et une référence sur la tranche de ce digipack peinturluré : Max E. Des lettres qui trahissent, pour les initiés, le nom du label de Thomas Brinkmann : Max Ernst. En fait, le tracklisting et les infos sont à l'intérieur. Elles sont précieuses car les premières mesures ne font pas immédiatement penser à ce grand monsieur de la techno squelettique et cérébrale. Pas plus qu'à son projet mainstream Soul Center que les puristes délaissent avec raison… Le son apparaît d'emblée plus "plastique" et frivole ("Drops", "Work") puis semble prendre une orientation elektro-synth ("Maschine"). On ne sait pas trop sur quel pied danser (c'est le cas de dire), lorsqu'une rythmique plus coupante et une basse mate prennent le relais. Ce 4e morceau, "Jacknote", renoue avec le genre d'inserts qu'il affectionne particulièrement: des vocaux débitent des couples de mots — "structure et psychanalyse", "métaphore et métonymie", "inconscient et connaissance", etc. — tout droit sortis d'un cours de / sur Lacan…! Mais ensuite cette voix se fait plus pressante et se transforme en mélopée néo-pop et high-tech, mi-parlée / mi chantée, qui nous laisse de marbre. Le reste est à l'avenant… LD








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Laurent Diouf aka Wreck This Mess - Paris