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SIGNS OF CHAOS
Departure : designer lounge beats
(Medcom / Roadrunner)

Tiens, se dit-on au moment du décollage, Signs Of Chaos s’est assagit… On s’envolle lentement, lourdement, sur un mid-tempo dubbisant ("Departure"). On finit par atteindre une vitesse de croisière sur de la drum & bass bien frappée ("Counterpoint"). Ensuite, un trou d’air nous prends au dépourvu : Michaël Wells nous fait le coup de l’easy-listenning en détournant un vieux tube de Corry Brokken qui doit dater d’après-guerre ! Un télescopage inattendu mais qui fonctionne très bien. Après cette parenthèse, le vol reprend dans le vrombissement d’une infrabasse sur une cadence raisonnable ("Vampires & robots"). Au total, dix huit pièces composent ce voyage qui se déroule sans incidents notables. Ce disque est moins accidenté que le premier… Michaël Wells ne porte plus le deuil de sa fidèle compagne, Lee Newman. Sa musique s’en ressent. C’est arrondit, presque guilleret… La tonalité dominante est néanmoins axée sur des breakbeats et de l’electronica. Les samples sont toujours omniprésents : Salvador Dali déclare sa flamme pour les "circuits électroniques", etc. Quelques inserts de musique africaine, orientale et tzigane colorent certains titres. Et lorsque l’on atterrit à "Laguna Beach", on a immédiatement envie de repartir ! LD








POST-SCRIPTUM :
toutes ces chroniques ont été écrites précédemment pour Coda magazine, House-Of-Techno, Hypertunez, Mix, Musiques Electroniques, Musiques & Cultures Digitales, Octopus, Trax, Zipper…

CONTACT :
Laurent Diouf aka Wreck This Mess - Paris