WRECK THIS MESS > CHRONIQUES > S > SCANNER

FILE UNDER: cuts/experimental
date/publication:

SCANNER
(Ash 1.1)

Avant de convoler seul, Robin Rimbaud était allié à Steve Williams… Et lorsque cet album est sorti, seules les oreilles habituées aux bizarreries ambient-industrielles surent reconnaître la valeur "musicale" de ce qui allait devenir une référence majeure de l’electronic-music. Leurs travaux sonores s’inscrivent en effet sur les traces du cut-up. Un "bri-collage" de sons et de vocaux, de bruits et de mots. À la limite de la logorrhée et brut de décoffrage, le tableau sonore que propose ce duo tient tout autant de l’écriture automatique que des permutations de W.S. Burroughs, voire de certaines réalisations de John Cage (période Fluxus)… Comme son nom l’indique, ce projet utilise – ou plutôt détourne à la manière des situationnistes – des extraits de conversations téléphoniques mais aussi de CB, sans compter des messageries sur répondeur, des émissions radio et TV. Scanner dénonce ainsi l’avènement de l'audio et de la vidéo-surveillance. D’où ce climat oppressant sur fond de bleeps et d’infra-basses. LD








POST-SCRIPTUM :
toutes ces chroniques ont été écrites précédemment pour Coda magazine, House-Of-Techno, Hypertunez, Mix, Musiques Electroniques, Musiques & Cultures Digitales, Octopus, Trax, Zipper…

CONTACT :
Laurent Diouf aka Wreck This Mess - Paris