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THE MIGHTY QUARK
Ian Hendricks Disco
(King Syndrome Sounds)
Quand jentends le mot "disco", je sors mon revolver ! Au risque de se tromper de cible puisque cet album nest vraiment pas formaté fièvre du samedi soir
Certes, Mark O Sullivan fait feu de tous bois en détournant allègrement des fragments delectro-funk et autre musique allègre pour ériger un mur du son sur lequel viennent se crasher ses savantes déstructurations down-tempo. Mais sa démarche, auréolée dabstract-groove et de trip hop fumeux, sinscrit avant tout dans le contexte des expérimentations dubalistiques, tendance fin-de-siècle. Sur ce plan, The Mighty Quark excelle ! Lorsquil daigne saventurer sur le terrain de la bass-music, cet Irlandais rejoint quelque part les manipulations dubisantes que Pole a développé sur son deuxième album tout en étant moins minimaliste sur le plan des sonorités engagées ("Smokescreen"). Mark O Sullivan provoque le même type darythmies énigmatiques en désossant complètement le dub ("Killer", "Lazarus", "Angel"). Au final, il nen subsiste que des parcelles artificiellement reliées par la pulsion irisée dune infra-basse, un skank lointain et des claquements électroniques en guise de rythmiques ("3 way dub", "Solidarity"). Cette (re)mise en scène réintroduit du sens, cest-à-dire une linéarité et/ou une circularité, qui rend beaucoup plus digeste ce genre de divagations numériques.
LD
POST-SCRIPTUM :
toutes ces chroniques ont été
écrites précédemment pour Coda magazine, House-Of-Techno,
Hypertunez, Mix, Musiques Electroniques, Musiques & Cultures Digitales, Octopus,
Trax, Zipper
cette sélection de chroniques n'est pas exhaustive et sera régulièrement modifiČe
CONTACT :
Laurent Diouf aka Wreck
This Mess - Paris