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publication, date: MCD, octobre 2003

MEAT BEAT MANIFESTO
Storm The Studio R.M.X.S.
(Tino Corp.)

A la fin des années 80, des énergumènes ont mélangé l'indus, le dub, le hip-hop, etc. Le tout avec une philosophie punk et libertaire. Meat Beat Manifesto faisait partie de ces nouveaux alchimistes sonores. Emprunté à William Burroughs, le titre de leur premier album restitue bien cet état d'esprit et la musique qui en résulte. C'est-à-dire à un formidable mélange de samples et de cut-up, de scratches et de toast, de boîtes-à-rythmes et de synthés, d'effets et d'arrangements inédits. Seul Keith LeBlanc avec Major Malfunction style='font-style: précédera cet album mythique préfigurant déjà, par certains côtés, les délires "dark-step" et le groove d'une techno un peu trash. Rares seront les groupes à s'engouffrer dans cette voie. Pour mémoire, on citera Consolidated ainsi que Dimensional Holophonic Sound — DHS pour les intimes (LSD : acid remixes, House of G.O.D. style='font-style:) — à qui revient l'honneur d'ouvrir ce recueil de remixes. Cet hommage bien mérité se poursuit avec des grands noms de la mouvance minimal-techno, dub et expérimentale, tels Twilight Circus, DJ Spooky , High Priest (Anti-Pop Consortium), Merzbow , DJ Swamp, Komet , Scanner et Norscq (cocorico!) qui malaxent, compressent et déstructurent encore plus les originaux; que l'on prendra par ailleurs un malin plaisir à réécouter en comparaison. Séparé de ses acolytes (Mark Pistel, Jonny Stephens, DJ Greg Retch, etc.), Jack Dangers poursuit désormais l'aventure sur un ton plus apaisé, electronica / trip-hop avec Subliminal Sandwich, dub avec des productions estampillées Tino Corp (label qu'il a fondé avec Ben Stokes aka D.H.S.). LD
www.tinocorp.com








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Laurent Diouf aka Wreck This Mess - Paris