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BLACK LUNG
The Disinformation Plague
(Nova Zembla)
Graphisme, textes, son et samples : Black Lung
reste constant. Sans la moindre rupture, ce nouvel album peut sécouter
à la suite des précédents. On est de nouveau plongé
dans cet univers trouble en forme de contre-programmation. Etrange et post-industriel,
ce disque est une succession de manipulations sonores où les aigus
et les bruits métalliques contrastent avec des basses sur-saturées.
Le calme relatif de certains morceaux est vite troublé par des rythmiques
techno déstructurées, dans lignée du dernier Unit
Moebius par exemple. Pas vraiment happy,
cest de la science-fiction sonore. Dailleurs, D. Thrussell
reprend au travers de lintitulé
du premier et du dernier morceau le titre dune nouvelle dHarlan
Ellison : Je nai pas de
bouche et il faut que je crie. Il aurait pu aussi prendre cet autre
titre du même auteur : Je vois un homme assis dans un fauteuil,
et le fauteuil lui mord la jambe. Linstabilité de ses
compositions est une anti-dote salutaire à leasy-listenning.
Un album dangereux.
LD
CONTACT :
Laurent Diouf aka Wreck
This Mess - Paris