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LULL / ORIGAMI ARKTIKA
Brook
(Fario)

Difficile d'imaginer que c'est le même homme que l'on retrouve derrière Scorn et Lull. Et pourtant, il s'agit bien de Mick Harris. Personnage fin de siècle qui a exorcisé "de l'inconvénient d'être né" grâce au grindcore puis grimpé sur "les cimes du désespoir" au son de weird-breakbeats et d'infra-bass tout en ayant "conscience du néant" : on éprouve, en effet, une sensation de vide vertigineux à l'écoute des sonorités jetées de façon éparses sur les deux longues plages qu'il apporte à ce split-album. Pschiiiiiii… klong… klang… Sa contribution est une ambiance à la fois délétère et bruitiste; un peu à la manière de Brume bien que cela soit beaucoup beaucoup moins dense. Cet aspect "concret" n'est qu'une autre facette de ce projet en forme de "précis de décomposition" dont les "Moments" séquencés sur Release constituaient la version ambient-electronic pour le moins subliminale. Le point de contact avec Origami – que l'équipe de FearDrop / Fario nous avait fait découvrir à l'occasion de ses Observatoires – retrouve en fond cette pulsation vibratile. Mais pour la suite, n'allez pas imaginer des pliures byzantines et autres galimatias sonores : on reste dans une atmosphère dark et très space ("Gullseng", "Solar"). LD








POST-SCRIPTUM :
toutes ces chroniques ont été écrites précédemment pour Coda magazine, House-Of-Techno, Hypertunez, Mix, Musiques Electroniques, Musiques & Cultures Digitales, Octopus, Trax, Zipper… cette sélection de chroniques n'est pas exhaustive et sera régulièrement modifiČe…

CONTACT :
Laurent Diouf aka Wreck This Mess - Paris