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file under: techno tribale
publication, date: MCD #40, mai-juin 07

GABRIEL ANANDA
Bambusbeats
(Karmarouge)

Tribal, c'est ainsi que l'on pourrait qualifier ce feu d'artifice rythmique. Et pourtant, les premières mesures ne sont pas convaincantes : le pied est trop appuyé. C'est "fun" et "clubby" (cf. "Blauer"). La deuxième piste marque une inflexion mais le déclic survient plus tard. Avec le troisième morceau, "Bambus". Des percus évoquent l'Afrique ou le Brésil, selon l'oreille et/ou les affinités… On entre dans la danse. Ensuite le tempo prend de l'ampleur et les beats se chargent de virgules synthétiques avant d'être survolés par une nappe qui pourrait être inquiétante si la tonalité générale du morceau n'exhalait à ce point la joie de vivre (cf. "Egge") ! La naïveté festive qui animait les premiers temps de la techno est de retour grâce à Gabriel Ananada. Et ça continue de plus belle avec "Sweet decay". Petite baisse de régime avec "Take one", presque un interlude, avant de replonger de nouveau pour 10 minutes de frénésie. Mais cette fois, on imagine un batteur suant sang et eau (en l'occurrence Oliver Frank), et non pas une boîte-à-rythme égrenant sa programmation sans le moindre bug… Cette consonance acoustique a rarement été aussi marquée sur ce type de production. Vers la fin, la cadence s'alanguit un peu, cédant la place à des sonorités plus rondes, dubby ("Lamakova") et mélodieuses ("JoJo"). Imparable. LD
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Laurent Diouf aka Wreck This Mess - Paris