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FENNESZ
Endless Summer
(Mego)
Nous avions laissé Christian Fennesz perdu au milieu
de nulle part
Enfin, nous avions les coordonnées exactes de sa
position (Plus Forty Seven Degrees 5637" / Minus Sixteen Degrees
5108") sans pour autant pouvoir identifier la "zone rouge" où il
se livrait à ses relevés topographiques électroniques
Ce nouvel album laisse à penser qu'il est sorti indemne de ce voyage
aux pays de la musique subliminale
On a d'ailleurs l'impression qu'il
s'est recentré sur une approche plus "acoustique", telle qu'il la développe
par exemple en compagnie de Jim O'Rourke et de Peter Rehberg
Certes, c'est
toujours autant aussi, parasité par des clicks et divers processus de
"déréalisation" dont il a le secret. Mais des bribes mélodiques
jaillissent au travers de ce brouillard de sonorités plutôt revêches.
Cela donne un aspect "moog en folie" (je n'ose pas dire "popisant" et encore
moins "post-rock"
) à ce qui, de prime abord, paraît abrupt
et désordonné. Il n'en est rien, c'est juste bien barré !
Là où en electronica, bon nombre de pousse-boutons enrobent leurs
bidouillages laborieux dans de belles boucles bien léchées et
des nappes non moins immaculées, Fennesz marque un point d'honneur à
pervertir ces règles de conduite en y introduisant du hasard, des erreurs,
des bruits de fond. Cela donne un grain, une épaisseur, une matière
qui transfigure ces manipulations : cf. "Made in HongKong", "A year in
a minute", "Got to move on" et "Happy audio".
LD
POST-SCRIPTUM :
toutes ces chroniques ont été
écrites précédemment pour Coda magazine, House-Of-Techno,
Hypertunez, Mix, Musiques Electroniques, Musiques & Cultures Digitales, Octopus,
Trax, Zipper
CONTACT :
Laurent Diouf aka Wreck
This Mess - Paris