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publication, date: MCD #59, juillet-août 10

EFDEMIN
Chicago
(Dial)

Tout commence par un petit speach, bien vite éclipsé par un martèlement sur lequel prend place une ligne mélodique ("Cowbell"). La suite est plus modulée et jazzy, sans se départir d'une certaine rythmique bien affirmée ("Shoeshine"). Des rondeurs apparaissent sur le troisième morceau qui nous embarque longuement sur de la techno roborative ("Night train"). un des temps forts de cet album "multi-styles" qui s'écoute comme un conte moderne. Ensuite, la structure se disloque, la sonorité se fait plus liquide, des samples surgissent en arrière-plan ("Oh my god"). On retrouve ce son liquide en bout de piste du 5ème track, après une intro ambient et des accents clubby qui ne durent heureusement pas ("There will be singing")… La ballade continue ainsi, au gré de virages deep-tech ou d'excursions vers des contrées plus escarpées, presque abstraites ("Nothing is everything"). Puis on atterrit sur une mélodie décousue, qui semble provenir des lamelles métalliques d'une sanza, et qui s'appuie sur une ligne de basse dubbisante. Quelques voix entamant un dialogue improbable, en ponctuation, vers la fin. C'est le 2ème temps fort de cet album atypique qui s'achève sur une étrange virgule rétro. LD
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Laurent Diouf aka Wreck This Mess - Paris