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date/publication: Coda #116, octobre 2005

DUPONT
Black Metal
(Lysis)

Tiens, des revenants ! D'ailleurs même si l'on ne connaît pas l'histoire de ce duo, c'est ce que l'on pense au vu de la pochette qui fleure bon la Toussaint… Pionniers de la scène tech-house française, Didier Blasco et Louis Frédéric Apostoly sont apparus au détour de quelques "cérémonies" ambient auprès de Sub Dub, Black Dog, Klänge, Elegy & Co. avec des morceaux groovy et dubisant. Ô "miracle", avec les Dupont, la France avait ainsi des artistes évoluant dans la veine de l'intelligent-techno (samples de Michel Foucault et Jean Cocteau à l'appui, auxquels font écho ici des citations de Vaneighem, Goethe, Duras, Nietzsche, Mallarmé…). La "fièvre du hardcore" s'empare d'eux et on les retrouve plus tard en "mission" de soutien à Liza 'N' Eliaz, Beltram, Dax Riders et Micropoint chez Omnisonus (Pacman, etc.)… Après une "renaissance" teintée d'elekto-pop, les Dupont resurgissent donc avec cet album partagé entre des titres festifs et d'autres plus sombres. Hard tek ou transcore, le son parfois presque old-school est très éloigné de ce qui domine actuellement Outre-Rhin… Le côté obscur étant marqué par un beat saccadé sur le "ritual mix" de "Der Geist", un tintement inquiétant ("Narcissus") ainsi qu'un mélange de nappes et de sonorités caverneuses à la limite de la saturation ("Personal march") en contrepoint d'une fine ligne mélodique ("Ouverture"). Version dancefloor, on a droit à des tracks spiralés ("Conscience : TR mix 2") et progressifs à la Gabriel LeMar par exemple (cf. l'excellent "Ellipse"). LD








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Laurent Diouf aka Wreck This Mess - Paris