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publication, date: Coda, juin 2003
DUBWISER
Chapter II : tribute to remixes
(HammerBass)
Le flux et le
reflux : hasard du calendrier, la scène dub française met
actuellement sur le marché une flopée d'albums et de compils.
Que choisir, sachant qu'il n'y a pas 60 millions de consommateurs ?
Procédons par élimination
Si l'on excepte quelques électrons
libres qui optent pour une démarche similaire à celle de nos
voisins teutoniques (Tsé, Lena
), nos compatriotes sont, comme
chacun sait, encore trop souvent englués dans un son passéiste,
figé dans les années 70/80
D'où l'intérêt
de groupes comme Dubwiser qui, tout en conservant un côté "soundsystem
/ roots & culture", apporte leur pierre à l'édifice
d'un dub résolument moderne, à la fois digital et organique.
Et c'est peut-être cela qui a séduit toute la horde de remixeurs
qui s'est emparée de leurs compos. Venus d'horizons musicaux différents
et pour certains très éloignés de celui de la bass-music,
on reconnaît des formations appartenant au premier cercle du label HammerBass
(M.B., les Djins, Psychronauts, Collapse, etc.) qui cotôient d'autres bidouilleurs, fêlés de
basse, de rythmiques atypiques, d'échos et d'effets : Wide
Open Cage (dont le parcours est
un saisissant raccourci entre rock et electronica), Dither (que l'on compare souvent à Scorn et Autechre),
le Count Of Monte Cristo (i.e.
Jean-Pierre Sluys, fançais exilé qui a fait ses preuves auprès
de Bill Laswell et Wordsound), Brain Damage (combo dub dont la stature internationale est maintenant
acquise), Aldon Adiri (ex-Dub
Syndicate reconverti dans l'Erb
). Ce mélange d'influences, de
trajectoires et de sonorités se cristallise donc sur cette sélection
transcendée par le grand vizir Rasboras (respect !) qui signe sans aucun doute la meilleure
relecture de cette anthologie.
LD
www.hammerbass.fr
CONTACT :
Laurent Diouf aka Wreck
This Mess - Paris