WRECK
THIS MESS > CHRONIQUES > C > COPIER / COLLER
FILE UNDER:
date/publication:
COPIER / COLLER
(Quatermass)
"Je me souviens" du Festival du Bois
de la Bâtie à Genève. C'était il y a vingt ans
Trois jours et deux nuits de pure folie, en plein cœur de la ville, dans
un parc privé. Une enclave hors norme. Musiques, théâtre,
évènements, etc. Un havre de paix à dominance "folk
& rock" comme les paléo-festivals des villes voisines (Nyons,
Montreux, etc). Depuis, ce grand raout a été pacifié
puis dispersé dans des salles publiques
La techno a renouvelé
nos déviances et rajeunie le public
La frange expérimentale
de l'electronic-music a rallumé la flamme de l'inventivité.
Ce double album repose sur un concept simple : fournir une base de données
sonores à une cohorte d'artistes pour qu'ils affirment leur singularité
à partir de ce tronc commun mis en place par Franz Treichler des Young Gods. Résultat des courses, on a
le plaisir d'entendre "live and direct" les travaux étonnamment
linéaires et rythmiques de formations qui s'illustrent le plus souvent
dans l'avant-gardisme hermétique en prenant plaisir à martyriser
leurs machines. Abstract-groove ? C'est majoritairement le cas du 1er
CD où sévissent Scanner,
To Rococo Rot, Bump
& Grind. Et ce malgré une baisse de régime de
la part de David Shea et de
Rehberg & Bauer. La
deuxième salve s'ouvre sur de l'ambient-electronic mid-tempo généré
par DJ Olive et Kreidler. Si Vincent Hänni nous embarque pour une longue montée high-tech
et dubisante dans la lignée de certaines productions de chez Mille
Plateaux, en revanche, Stock Hausen & Walkman sont bien décidés à nous faire
crier grâce pour cause de pliages, distorsions et autres malversations
musicales.
LD
CONTACT :
Laurent Diouf aka Wreck
This Mess - Paris