Boom boom tchack… Le documentaire de
Bruno Natal,
Dub Echoes, est une nouvelle contribution à l'histoire orale et
fumée filmée de la
bass-music. Musiciens, ingénieurs,
producteurs, toasters, DJs, journalistes… Ne manquent que nos chers disparus
(King Tubby, Sir Coxsone, Augustus Pablo, Mikey Dread…). Dès les
premières images, les premiers "échos" nous parviennent. Puis
défile le générique sur un bon vieux dub signé
Digitaldubs
(Sound Sistema). Du dub bien roots, bien gras, parsemé de samples et
d'effets. Boom boom tchack, boom boom tchack… Et les noms s'enchaînent
:
Lee Perry, Adrian Sherwood, King Jammy, DJ Spooky, Sly & Robbie, Mutabaruka,
Dennis Bovell, Mad Professor, Bunny Lee, U Roy, Don Letts, Congo Natty, Bullwackies,
Bill Laswell, Glin Bush (Rockers HiFi),
Aba Shanti-I, Greg Roberts
(Dreadzone),
Gussie Clarke, Steve Barrow, David Katz, Richard Whittingham
(Different Drummer),
Peter Kruder, Rodney Smith (Roots Manuva),
Neil
Perch (Zion Train),
Thievery Corporation, l'équipe du label
G-Corp…! Révisant les fondamentaux du genre (sound system,
dubplate, basse, "Ingla", etc.), leurs propos croisés permettent de réaffirmer
l'influence décisive du dub, techniquement mais aussi spirituellement,
sur les musiques actuelles; dont beaucoup ne sont finalement que des dérivées,
des "versions" rythmiquement modifiées. D'où la présence
également de représentants de la scène electro/techno (
2Many
DJs, Simon Ratcliffe de Basement Jaxx), dubstep (
Kode9), trip hop
/ downtempo (
Howie B), drum-n-bass (
LTJ Bukem) hip hop (
Beat
Junkies) et dubhop (
Ticklah).
Le dub est éternel, c'est
un processus sans fin. Dixit Lee "scratch" Perry, qui parle aussi de ses
démons intérieurs qui l'ont poussé à incendier son
Black Ark Studio…
Chaque objet a une ombre, chacun doit trouver son
ombre, rajoute Mad Prof. qui précise:
chaque morceau a un dub
en lui. Il suffit de le trouver…
LD