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Daniel Caux

RÉFUTATION
danielcaux
Hommage posthume à Daniel Caux, journaliste, organisateur d'évènements, animateur radio… Les Éditions de l'Éclat publient un recueil d'articles, d'entretiens et de conducteurs d'émissions réalisés par ce "passeur" disparu l'année dernière. Cet ouvrage met en perspective l'histoire de la musique moderne au travers de ses écrits; dont beaucoup d'inédits. John Cage et la musique répétitive, tout d'abord, avec les monstres sacrés du genre (La Monte Young, Terry Riley, Steve Reich, Philip Glass). La "musique nouvelle" ou les post-modernes ensuite (Gavin Bryars, Arvo Pärt). Le free-jazz (Albert Ayler, Sun Ra, Cecil Taylor, Milford Graves). Trois météores trans-générationnelles : Meredith Monk, Laurie Anderson et Nina Hagen ! Des personnages hors-temps (Moondog) et des créateurs de nouveaux instruments (Léon Theremin, Conlon Nancarrow). La musique électronique enfin, "savante" (Luc Ferrari, Éliane Radigue, Iannis Xenakis) et "populaire" (Kevin Saunderson, Derrick May, Juan Atkins) : Daniel Caux fut un des premiers à défendre la techno en la replaçant dans cette histoire musicale globale. Tout comme il a pu défendre les "musiques du monde". Je réfute notre hiérarchie musicale occidentale qui, s’appuyant sur de vieux relents colonialistes et de vieilles idéologies politiques douteuses, a échafaudé une échelle de valeurs esthétiques au sommet de laquelle a été placée, au-dessus de toutes les autres, la musique occidentale, reconnue comme suffisamment sérieuse et complexe pour occuper cette place

Daniel Caux, Le silence, les couleurs du prisme et la mécanique du temps qui passe (400 pages + CD, Éditions de l'Éclat). > www.lyber-eclat.net
 

Laurent Diouf
publié dans MCD #55, nov.-déc. 2009