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Concord Dawn

CONCORD DAWN
« Disturbance »
(K.O.G. Transmissions)

Les prototypes de GrooveRider, le K.O. technique de Doc Scott (« Shadow boxing »), les frasques de Cativo dans l’ombre de Position Chrome, la topographie urbaine de 1.8.7., la noirceur sidérale de PCM et Ambush et, plus récemment, les délires mécaniques de DieselBoy : toutes ces références ont en commun une approche sans concessions de la drum-n-bass. Intros spectrales, breakbeats dévastateurs, tension progressive, basses apocalyptiques, mais groovy, nappes sombres qui tournoient par intermittences comme un hélico au-dessus des ruines du World Trade Center… Sous le pseudo de Concord Dawn, E. Short & M. Harvey relaient cette démarche « warrior » sous des latitudes lointaines. Fer de lance de la mouvance junglistique néo-zélandaise, ces deux lascars déploient une force de frappe virulente qui éclate sur les atmosphères plombées de ce deuxième album (« Succubus », « Escher », « The drill »). Magistral.

Laurent Diouf