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Ceux qui nous veulent du bien

Ceux qui nous veulent du bien
Flicage généralisé et auto-surveillance… 1984 est déjà loin, mais Big Brother est omniprésent, insidieux et miniaturisé. Son emprise se resserre avec notre complicité passive. Inconsciente. Géolocalisation, biométrie, bases de données, marketing viral… Les technologies qui nous environnent laissent peu de place à la part d’ombre dont nous avons besoin pour vivre « hors champ », sans le poids du regard des autres et surtout de l’État. Et à l’heure où les premiers écrans plats publicitaires envahissent les couloirs du métro parisien, on ne peut qu’être troublé par la nouvelle de Jacques Mucchielli qui met en scène un rebelle à la « psycho-pub », qui joue au chat et à la souris (variante, au tchat et au trackpad…) avec les drones des services sociaux… Un récit au sommaire de l’anthologie intitulée Ceux qui nous veulent du bien à laquelle ont aussi contribué Thomas Day, Stéphane Beauverger, Ayerdhal, Alain Domasio, Philippe Curval et quelques primo-arrivants dans le domaine de la littérature de l’imaginaire. Sous-titré 17 mauvaises nouvelles d’un futur bien géré, ce recueil de combat scelle une alliance entre l’éditeur La Volte et la Ligue des Droits de l’Homme dans le but de dénoncer les mesures d’asservissement high-tech mis en place dans nos jungles urbaines.

Ceux qui nous veulent du bien, 17 mauvaises nouvelles d’un futur bien géré (La Volte / Ligue des Droits de l’Homme)

Laurent Diouf
publié dans MCD #61, nov.-déc. 2010