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Jacques Barbéri

L’Homme qui parlait aux araignées
Étranges et excellents les « délires » de Jacques Barbéri rassemblés par Richard Comballot (encore lui !) sous le titre L’Homme qui parlait aux araignées. Des histoires peuplées d’une faune bizarroïde, monstrueuse, et de personnages en proie à des affres existentielles qui confinent parfois au cauchemar lorsque le temps (Métrolyse), la médecine (Observations) ou le proche-espace (La stratosphère considérée comme l’enceinte-femme de nouveau-nés prématurés) entre dans la danse… L’écriture, le style et le découpage contribuent aussi à la saveur de ces récits atypiques. Des critiques avisés parlent d’ailleurs d’expériences textuelles… Sans doute des « séquelles » de sa contribution à une certaine « science-fiction littéraire » via le groupe Limite. Pour notre part, c’est à Harlan Ellison que l’on pense.

Jacques Barbéri, L’Homme qui parlait aux araignées (La Volte)

Laurent Diouf
publié dans MCD #48, sept-oct 2008