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GARY CLAIL
The emotional hooligan
Il y a plus
de dix ans Gary Clail opérait en marge des concerts de Keith LeBlanc,
Skip McDonald et Doug Wimbish qui composaient alors la formation de base de
Tackhead, placée sous légide dAdrian Sherwood. Il
mixait des rebuts de bandes et éructait dans un mégaphone des
messages politiques dénonçant les années Thatcher. A lépoque
Gary Clail, "The probe", était aussi chargé de tester
et de propager auprès dun public averti, les nouvelles élucubrations
sonores dOn-U Sound, le label protéiforme dAdrian Sherwood.
Sound system revisité et mini rave avant lheure, Gary Clail apparaissait
juché sur une estrade, entouré de platines cassettes et de racks
deffets, pour nous distiller des dubs massifs et puissants ainsi que des
morceaux plus résolument dancefloor sur lesquels il plaquait ses textes
militants
.
Progressivement, il intègre Tackhead et figure sur les premiers maxis
ainsi que sur lalbum "Tackhead tape time". Référence,
ce disque reflète bien cette période "post-rap/industriel/avant-garde"
de Tackhead. Puis Gary Clail sémancipe, poursuivant sa mission.
Avec larrivée de Bernard Fowler, Tackhead évolue vers un
néo-funk qui désappointe les fans de la première heure.
Ils se tourneront logiquement vers Gary Clail, gardien du temple dance-dub avec
le On-U Sound System, qui réalise deux albums incontournables : "End
of the century party" et "Emotional hooligan". Son alter ego,
Andy Fairley, émerge à cette période. Gary Clail fait toujours
des sessions, plus élaborées, en tant que DJ mais se produit le
plus souvent en concert en compagnie de Dub Syndicate. Depuis Tackhead a disparu,
évaporé quelque part entre les projets respectifs de Keith LeBlanc
(Interference, Bubblehead) et dAdrian Sherwood (Strange Parcels, Little
Axe), mais cest une autre histoire... Gary Clail a appris à voler
de ses propres ailes mais, comme Icare, il sest brûlé : croyant
un peu naïvement pouvoir mettre à profit une major pour faire connaître
le collectif On-U Sound à un plus large public. Lalbum "Dreamstealers"
trahit cet égarement. Par conséquent, attendons patiemment le
prochain album, en cours de réalisation et qui devrait renouer avec le
véritable esprit dOn-U Sound System.
Tu as commencé
à travailler à partir de bandes, en tant que DJ...
Oui, cétait une façon de mengager vis-à-vis
dOn-U Sound. Je vivais dans une communauté noire à Bristol
et javais lhabitude daller voir les sound systems et découter
les toasters. Je suis un ami de Mark Stewart et il ma présenté
à Adrian Sherwood en 1982. Jai pensé quil fallait
que je fasse quelque chose. Il y a toujours des vieilles bandes non exploitées,
des chutes de studio, quand on mix un disque. Cest ce que jai utilisé.
Avant quun groupe dOn-U Sound monte sur scène, jintervenais
avec ces bandes et je les mixais. A partir de là, les choses ont commencé
à fonctionner pour moi.
Maintenant
tu te produis avec des musiciens et je voulais savoir comment sest effectué
le passage ?
Cela sest produit il y a pas mal de temps, lorsque jétais
avec Tackhead, cest-à-dire avec Keith LeBlanc, Doug Wimbish et
Skip McDonald. Mais pour être franc, je ne my sentais pas à
laise. En fait, je gagnais ma vie en tant que DJ et cela me plaisait beaucoup.
Javais limpression dêtre dans un monde à moi
là-haut ! Par contre, cétait très difficile pour
moi de monter sur scène avec des musiciens, par conséquent, jai
arrêté pendant un bon moment. Puis, quand jai fini lalbum
"Emotional hooligan", on a suggéré que javais
absolument besoin dun groupe et là, il a fallu que je me débarasse
de cette peur dêtre regardé. Je nétais pas à
laise car je ne suis pas un chanteur mais quelquun qui délivre
des messages. Adrian ma dit : "Tu sais Gary, tu as une présence
et cest ce que recherche un groupe. Le reste, cest juste avoir le
sens du rythme". Cest comme ça que cest effectué
le passage. En fin de compte, ce quil faut cest avoir confiance
en soi. Il fallait que je me fasse confiance ou alors que je quitte la scène
musicale. Je devais faire un choix.
Ce soir,
quel groupe joue avec toi ?
Il y a le bassiste du début qui a été avec moi tout le
temps. Il faisait partie de Dub Syndicate. Quand jai quitté RCA,
jai eu un moment de passage à vide. Je nai plus fait de disques
et jétais complètement pris par des procédures administratives,
des problèmes de droits vis-à-vis de ce label. Donc, jai
appelé Rubin parce quil connaît beaucoup de musiciens à
Londres. Je lui ai demandé de former un nouveau groupe pour moi et dagir
comme un manager avec les musiciens. Avec le groupe qui est là ce soir,
on a déjà fait 15 concerts ensemble. Cest une situation
très "confortable" puisquils travaillent aussi de leur
côté avec dautres personnes lorsquils ne sont pas avec
moi. Mais ils croient vraiment en ce que je fais et pour cette raison je pense
que ce sera mon groupe pour de longues années.
Hier,
pour African Head Charge, Adrian Sherwood nétait pas là
et ce soir non plus. Pourquoi ?
Adrian Sherwood est quelquun de très pris, très occupé.
En ce moment, dailleurs, il est en train denregistrer mon nouvel
album. Mais cela donne loccasion à dautres personnes de soccuper
du mixage des concerts. Et puis, on sest rendu compte quà
34 ans jétais le membre le plus jeune dOn-U Sound ! On sest
dit quil fallait faire entrer des jeunes. Ce soir, par exemple, cest
Angus qui soccupe du mixage. Au départ, il traînait dans
les studios où Adrian travaillait, juste à regarder ce quil
se passait. Par la suite il sest lancé mais il essayait dêtre
un autre Adrian Sherwood. On lui a dit : "Non, tu nes pas Adrian
Sherwood, tu es Angus !". Depuis il a trouvé son style, sa propre
façon de mixer et nous sommes tous très content de lui. Mais encore
une fois, si Adrian nest pas là ce soir, cest parce quil
travaille actuellement.
Tu parlais
de Mark Stewart, vous travaillez ensemble...
Je connais Mark Stewart depuis que jai 16 ans et nous partageons les mêmes
opinions politiques. On sappelle souvent. On travaille ensemble régulièrement
sur pas mal de choses. Si jai une idée, une ligne, une phrase,
Mark peut en faire un texte. Par exemple sur le dernier maxi, "Who pays
the piper ?". Jétais dans un club où des jeunes prenaient
de lecstasy. Ca ma rappelé ce que javais en tête
lorsque jétais un gamin : "Le joueur de flûte de Hamlin"
(The Pied Piper of Hamelin). Jai appelé Mark pour lui dire que
javais une idée sur lecstasy et lui demander sil pouvait
en faire quelque chose. Et cest devenu "Who pays the piper ?"
(Qui va payer les pots cassés ?).
Tu as
fait aussi quelques morceaux avec Andy Fairley...
Oui ! Par exemple : "Privatise the air". Jai écrit
la première version et Andy Fairley réplique sur la deuxième.
On a fait pas mal de choses ensemble. Andy venait chez moi et on buvait de la
bière en écoutant une cassette de ce que je faisais. Andy est
très vif desprit. Je lui proposais des thèmes politiques,
sur la situation mondiale ou sur nimporte quel autre sujet, et il pouvait
improviser et raconter une histoire à partir de quelques mots. On enregistrait
sur cassette et je samplais ce quil racontait. Cest comme ça
quAndy a débuté chez On-U Sound. Adrian a demandé
qui était ce type sur la cassette, Keith LeBlanc sy est intéressé
aussi. Alors jai emmené Andy dans les studios. Cest un peu
ce quil sest passé pour moi avec Mark Stewart. Personne na
jamais demandé à se joindre à On-U Sound. Ceux qui y sont
impliqués lont été pour des raisons particulières,
au gré des circonstances, par personnes interposées.
Dans
ton album "Emotional hooligan" il devait justement figurer une version
musicale de "Jack the biscuit" dAndy Fairley...
Oui, mais elle nest jamais sortie. Au départ, "Jack the
biscuit", cest une idée que javais sur les personnes
qui peuvent tobtenir nimporte quoi en toutes circonstances. Je ne
sais pas quelle expression vous utilisez en français. Par exemple, si
tu as besoin dune veste, ces personnes-là savent où te trouver
une veste; si tu veux du shit, ils te trouvent du shit; etc. Ces gens-là
je les appelle "Jack the biscuit". Mais, musicalement, le morceau
ne donnait rien alors, on ne la pas retenu pour lalbum.
Si je
suis bien informé, il devait y avoir aussi un titre intitulé :
"Success, success..."
In every house, in every home...
Pop stars saves the nation...
Yeah ! Mais comment tu sais ça ???
(rires)
On a travaillé dessus en studio, Adrian trouvait ça bien mais
il ny avait pas assez de matière pour continuer à élaborer
ce morceau.
La première
version de "Human nature" ne comportait, au départ, que des
samples de Billy Graham...
Oui, javais la cassette dun discours prononcé par Billy Graham
en 1958. Ce quil disait à propos du racisme et sur la politique
mondiale était juste. On a travaillé, monté, coupé
cette bande. Quand la musique a été mise dessus, avec Adrian on
sest regardé : on savait que ça allait être fort.
A ce moment là, je venais de signer avec Paul Oakenfold pour son label
Perfecto appartenant à RCA, que jai quitté maintenant, Dieu
merci ! Bref, Paul a écouté le morceau et, lui aussi, a
trouvé ça géant. Donc, le disque a été produit,
enregistré, tout était prêt mais pour le sortir, il nous
fallait évidemment un accord pour les droits dauteur. On a demandé
cet accord à la fondation Billy Graham en leur expliquant quon
avait fait un disque qui allait cartonner. Je ne sais pas pour quelles raisons
mais ils ont refusé. Jai même proposé que les bénéfices
quon ferait sur ce disque soient reversés à une association
caritative de leur choix, mais ils ont refusé malgré tout. On
ne voulait pas abandonner. Adrian a dit : "OK, on va le refaire avec ta
propre voix". Je nétais pas très chaud mais finalement
cela a été un coup de chance pour moi. La version "Billy
Graham" aurait très bien marché. Mais comme je me suis retrouvé
à faire cette version de "Human nature", le tube a été
pour moi et avec ce titre ma carrière a décollé. Alors,
merci à Billy Graham pour avoir refusé la sortie de la
version originale !
Je voudrais
revenir sur Tackhead et tes premiers maxis. En fait, il y a eu beaucoup de changements
de noms : Gary Clail & Tackhead puis, Tackhead featuring Gary Clail et puis
encore Gary Clails Tackhead Sound System et, pour finir, Gary Clail/On-U
Sound System ! Peux-tu nous donner quelques renseignements ?
En fait, Tackhead navait pas de visage et se produisait sans leader. Les
seules paroles étaient des samples que balançait Keith LeBlanc.
Avant les concerts, comme je le disais, jétais DJ. Cétait
tout. Les deux premiers maxis que nous avons fait sont "Half cut for confidence"
et "Hard left", ensuite il y a "Reality". Le groupe, Tackhead
donc,
a décidé de jouer ces titres en concert. Et, un soir, Adrian ma
dit : "Tu montes sur scène ce soir !". Voilà, cest
le début du Tackhead Sound System. Les maxis marchaient bien et Adrian
a décidé que je devais être impliqué dans un album.
Et ça a fonctionné. Le nom de Tackhead proprement dit a disparu
lorsque jai signé sur Perfecto. On-U Sound System cétait
aussi lambition de faire connaître le label à travers le
monde. Cétait important et ça lest toujours. Cela
faisait partie dune stratégie à long terme. En quelque sorte
une action de marketing en faveur dOn-U Sound. Jessayais de faire
en sorte que les gens sy intéressent et cela a marché. Les
gens étaient un peu perdus mais, petit à petit, ils ont réalisé
que cétait un groupe formé par de très bons amis qui
se réunissaient pour travailler ensemble. Cest aussi simple que
cela.
Quel
rapport as tu gardé avec Keith LeBlanc ?
Je nai plus de contact avec lui depuis quelques années. Il a monté
son label et travaille avec dautres personnes : DJ Spike, etc. Mais cest
bizarre... Comme je le disais, par rapport à mon contrat avec Perfecto/RCA,
javais des problèmes à régler. En fait, voila ce
qui sest passer : ils devaient me donner un budget pour produire un autre
album. Ils trouvaient ma musique géniale, je leur ai fait remarquer que
ce nétait pas seulement ma musique mais aussi celle de mes
amis. Par contre, ils naccrochaient pas sur les paroles parce quelles
ne passeraient pas sur les radios commerciales ! Lalbum aurait du être
fini depuis deux ans mais largent ne venait toujours pas. Jen avais
assez. La situation était ambiguë : ils voulaient à la fois
que je parte et me garder. Ils mont dit : "On vous finance un tiers
de lalbum". Je leur ai répondu : "Comment voulez-vous
que je fasse appel à Doug et à Skip alors quil ny
a pas assez dargent pour les faire venir des Etats-Unis. Ce que vous moffrez
cest à peine suffisant pour faire une démo !". Bref,
jai claqué la porte. Ce qui est drôle, pour revenir à
Keith LeBlanc, cest que lorsque je suis allé au studio dOn-U
Sound lundi dernier, Adrian ma dit que pour mon prochain album il sera
là. Keith LeBlanc fera la rythmique, les beats. Ils travaillent dessus
en ce moment.
Cet album
en préparation va sortir sur On-U Sound proprement dit ou est-ce que
tu cherches à signer sur une major ?
Jai quitté RCA mais je nai jamais quitté On-U Sound.
RCA, cétait le moyen de rapporter de largent pour On-U Sound,
pour réaliser des albums, les miens, ceux dAfrican Head Charge,
de Dub Syndicate, faire tourner la boîte quoi ! Adrian a encouragé
tout le monde dans ce sens. Si un groupe signe un contrat, fait un "deal"
de son côté, On-U Sound sera toujours là pour réaliser
le disque. Cest une façon de garder On-U Sound en vie. Dailleurs
African Head Charge va peut-être aller sur un autre label sans quitter
On-U Sound. Mon "manager", qui est aussi mon ami, ma dit quil
avait appelé toutes les grosses maisons de disques de Londres mais que
personne ne veut entendre parler de moi ! Pourquoi ? Je pense que cest
à cause de ces embrouilles avec RCA... Toutes les maisons de disques
se connaissent et ils ont fait passer le mot : ma carrière est finie
! Entre temps, Adrian a décidé de faire un nouvel album, donc
cela na pas dimportance. On le fera sur On-U Sound. Mais jai
reçu un appel de Peter Gabriel. Les personnes de son label, Real World,
mont demandé daller les voir et ils mont proposé
un contrat. Je dois prendre une décision : soit faire lalbum sur
On-U Sound ou sur Real World. Je ne me suis pas encore décidé...
Si je signe avec Real World, jaurais assez dargent pour vivre pendant
un an, si je fais lalbum sur On-U Sound, il faudra que jattende
les ventes pour pouvoir en vivre. Largent est tentant mais pour être
franc, actuellement je suis heureux : ça marche bien de nouveau. Beaucoup
de personnes ont vraiment cru que cétait fini lorsque je me suis
fait viré mais ce nest pas le cas. Cest bizarre...
Pour
aller dans ce sens-là, tu as déclaré quOn-U Sound
avait sauvé ton âme...
Oui, jai dit cela ironiquement. Mais là où jhabitais
cétait de la survie. Je viens des cités. Cest là
où jai grandi. Cest Mark Stewart qui ma appelé
"Emotional Hooligan" parce que jai été élevé
parmi des hooligans. Mais je suis quelquun de "gentil", je nai
jamais aimé la violence. On-U Sound ma permis de trouver ma place,
de gagner ma vie en faisant ce que jaime faire. Par conséquent,
merci On-U Sound.
Pour
reparler de musique, jaime bien tes albums mais franchement le dernier,
"Dreamstealers", est très "funky"...
Ce que je voulais faire avec "Dreamstealers", cétait
garder le même message mais attirer aussi dautres personnes, ceux
qui écoute de la pop par exemple ainsi que les kids des raves avec des
titres comme "Who pays the piper ?". Je voulais que ce public-là
écoute Gary Clail et que de Gary Clail ils se mettent à écouter
les autres productions dOn-U Sound. Jai eu quatre titres dans les
charts et "Human nature" sest vendu à plus de 100000
exemplaires... Je pensais, je voulais que les gens écoute les faces B,
"Rumours of war" par exemple, parce que ça cest vraiment
moi. Mais cela ma joué des tours. Le public qui achetait mes disques
habituellement a pensé que je devenais commercial. Mais, je devenais
commercial, bien sûr que je devenais commercial !!! Mais cétait
dune façon positive, cétait une tactique pour attirer
un autre public. Mais, bon...
Justement,
le prochain album sur lequel tu travailles actuellement va-t-il sonner différemment,
est-ce quil sera plus "On-U Sound" ?
Il sera dans la lignée de "End of the century party". Doug
Wimbish à la basse, Skip McDonald au clavier, Keith LeBlanc pour la batterie
et les boîtes à rythmes, Adrian Sherwood pour le mixage et les
overdubs et moi, au micro. Cest tout. Il sera très brut. Cet album
sera fini bientôt.
Pour
conclure, peux-tu nous résumer la philosophie ou disons lesprit
qui anime ton travail ?
Je suis une sorte de croyant. Si tu veux savoir ce que je pense réellement,
cest quil existe deux forces dans ce monde : lune bonne, lautre
mauvaise. Il y a un vent froid qui sannonce et cela me fait peur. si je
pouvais éduquer les gens, leur dire de ne pas écouter les politiciens
qui ne pensent quà eux-même dans un monde qui devient de
plus en plus pauvre... Mais il faut rester cool, garder lespoir. Et, à
tous les niveaux, sentre-aider, se serrer les coudes. Cest ce que
fait On-U Sound : chacun se préoccupe des autres. Voilà, cest
vraiment le seul message que jai.
Rien
dautre à ajouter ?
Non, cest tout. Soyez heureux du mieux que vous le pouvez.
Merci.
Discographie
sélective :
Gary Clails Tackhead Sound System "Tackhead tape time" (Cet
album comporte des versions différentes de certains titres des trois
premiers maxis. Existe en vinyl de couleur pour lédition allemande
distribuée par Fünfundviersig).
Gary Clail/On-U Sound System "End of the century party".
Gary Clail/On-U Sound System "Emotional hooligan".
Annexe :
Barmy Army "The English disease" (En quelque sorte la version dub
de "End of the century party" avec un feeling très "emotional
hooligan").
Andy Fairley "System vertigo".
Mark Stewart "Learning to cope with cowardice", "As the veener
of democracy starts to fade" (Ces deux albums de M. Stewart sont à
la fois industriel et dub).
Laurent Diouf (propos recueillis à Paris, le 11/11/94).
Radio Libertaire, 145 rue Amelot, 75011 Paris. email Wreck This Mess